Pilote de drone est-il un métier d’avenir ?

Le métier de pilote de drone civile à certainement beaucoup d’avenir dans les années à venir, mais à l’heure actuelle, il est très compliqué pour de nombreux télépilotes professionnels de pouvoir en vivre et beaucoup ont un autre travail, le marché du drone n’a pas explosé comme le disait de nombreux experts. 

N'y a t-il pas trop de télépilotes professionnels ?

Il est vrai qu’il y a deux ou trois ans, tout le monde prévoyait l’explosion de ce nouveau marché prometteur de pilote de drone, certains parlait même de révolution dans de nombreux métiers, du bâtiment, de l’agriculture de l’industrie et bien d’autres, que la demande allait être très forte et qu’il n’y aurait pas de chômage chez les télépilotes. Photo pilote de drone sur chantier

De si belles perspectives ont tout naturellement attiré de nombreux candidats à ce nouveau métier de pilote de drone, qui au début de l'année 2017 comptait 3 500 pilotes de drones, pour arriver début octobre 2018 à 7510 et passer, semble-t-il à fin Septembre 2019 à 7075 télépilotes déclarés DGAC direction générale de l’aviation civile, soit une baisse de presque 500 télépilotes en moins inscrit, preuve d’une certaine saturation de la profession. 

Cette arrivé rapide et massive de nouveaux opérateurs de drone, a certainement perturbé le marché, qui n’avait pas assez de travail à offrir. Le manque d’organisation et parfois d’expérience de quelques télépilotes a pu aussi décevoir et refroidir certains clients qui ont préférés attendre que la profession se structure et se professionnalise, pour utiliser ce nouvel outil.

Une réglementation stricte du métier de pilote de drone

Autre point ayant pu freiner ce nouveau métier, est l’arrivé du drone dans l’espace aérien, les autorités n’ayant pas imaginé que le ciel allait se remplir de drones aussi bien de loisirs que professionnels, et que ce nouvel aéronef allait avoir besoin, de place, d’un cadre et de règles pour pouvoir évoluer en toute sécurité. 

La réglementation aérienne, gérée par la DGAC a donc évoluée, pour être considérablement renforcée, imposent aux pilotes professionnels de drone de réaliser différentes démarches administratives, selon le type de prestation à réaliser, certaines demandes d’autorisations pouvant aller jusqu’à 1 mois avant de pouvoir voler, la plus courante étant la déclaration préfectorale, qui demande un délai de 5 jours ouvrés pour pouvoir travailler. 

La complexité des démarches et les délais ont eux aussi surement participé au début difficile du métier. 

La formation des pilotes de drone professionnel

Les futures télépilotes, sont obligés de passer un brevet théorique de pilote de dronePhoto pilote de drone, volant en toute légalité et de suivre une formation pour obtenir un niveau de compétence. Cette formation pratique de cinq jours, ne permet pas d’apprendre le métier de télépilote, elle permet juste à maitriser le drone, avoir quelques bases de pilotage et notions sur la réglementation aérienne. Elle n’est pas sanctionnée par un examen final, comme dans beaucoup de métier, mais juste une DNC déclaration de niveau de compétence délivrée par le formateur (ce qui permet à beaucoup de centres de formations d’annoncer 100% de réussite). 

Cette nouvelle obligation à eu comme « avantage », de créer une nouvelle profession de formateur de pilotes de drones professionnels, ce qui malheureusement a fait augmenter les frais des futures télépilotes, certains centres de formations n’hésitent pas à pratiquer des tarifs abusifs et promettre beaucoup de travail aux futurs pilotes professionnels !  Même si la majorité essaie de travailler correctement, une formation de 5 jours semble vraiment peu ! 

Pour pouvoir exercer cette nouvelle profession, le pilote professionnel, devra donc s'entraîner seul pendant de nombreuses heures aux pilotages du drone. Pour les prises de vue aériennes, il devra apprendre la captation, le cadrage, la retouche et le montage des images. Pour les prestations plus techniques, comme la cartographie, la modélisation 3D ou la thermographie aérienne, une autre formation serra souvent nécessaire. 

Proposer des prestations de qualité aux clients serra surement la solution pour que ce métier se développe sereinement. D’ailleurs, la première école de formation aux différents métiers de pilote de drones à ouvert sur Mulhouse : Ecole de formation aux métiers de pilote de drone

Un avenir meilleur ? 

A voir tous les services que peut apporter un drone dans de nombreux secteurs, nul doute que ce nouveau métier ou plutôt outil, devrait dans quelques mois ou années avoir de plus en plus besoins de pilotes de drone professionnels, qualifiés et capables de s’adapter à cette nouvelle technologie en constante évolution. 

Les demandes seront surement de plus en plus techniques et le télépilote devra surement se spécialiser dans des secteurs spécifiques, comme la cartographie, la thermographie ou l’inspection technique et ne pas se cantonner à la réalisation de prise de vue aérienne, photos ou vidéos.

Il serra compliquer à un pilote de drone seul de pouvoir proposer l’ensemble des prestations réalisables avec un drone, d’où l’utilité du réseau drone-malin, qui regroupe les compétences de chacun et peut ainsi répondre à l’ensemble des besoins et demandes de particuliers, collectivités ou professionnels.

Si vous souhaitez vous lancer dans ce nouveau métier de pilote de drone professionnel, prenez le temps de bien vous former, de faire une étude de marché, afin de déterminer les principales demandes et besoins sur votre secteur.

Vous pouvez aussi retrouver quelques Informations sur le métier de télépilote de drone ou Comment devenir pilote de drone professionnel ? 

Bonne chance et bon vol ! 

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